La surveillance est inefficace. Pourtant, elle est renforcée. Pourquoi ?



  • Il y a quelques mois, le monde s’émouvait des révélations d’Edward Snowden sur la surveillance généralisée par les États-Unis. En Allemagne notamment, Angela Merkel se découvrait surveillée par le renseignement américain et expulsait des responsables du renseignement américain du territoire allemand.

    Rebondissement : les services secrets allemands ont surveillé des millions de citoyens pour le compte des États-Unis, sans que les plus hautes instances politiques allemandes soient apparemment au courant.

    On peut douter de la véracité de cette ignorance, ou de son bien-fondé. Peut-être ne pas informer les responsables politiques leur offre-t-il ensuite un échappatoire facile : « Je n’en savais rien. » Mais cette hypothèse revient à dire que certaines des actions menées par des entités gouvernementales pourraient nuire à la réputation et à la carrière de ceux qui en sont responsables. Autrement dit, que l’ignorance dans laquelle la chancelière allemande se trouvait soit feinte ou réelle, de bonne ou de mauvaise foi, il y a là un réel problème. Les services de renseignement outrepassent clairement leurs prérogatives, en dehors d’un réel contrôle par les responsables politiques – et, plus grave, par les citoyens.

    En savoir plus sur https://www.contrepoints.org/2015/04/25/205738-renseignement-qui-surveille-les-surveillants#Vlbew4Fc3VhS62yM.99



  • Qu’est-ce qui fait que les gouvernements maintiennent, voire renforcent la surveillance des citoyens. L’article précédent nous dit deux choses importantes ?

    1. Que les gouvernements veulent se rassurer en ayant l’impression qu’ils font ce qu’il faut pour lutter contre le terrorisme et qu’ils sont courageux de le faire au prix d’une privation des libertés des citoyens, mais n’est-ce pas plutôt pour limiter les moyens des individus qui détiennent potentiellement assez d’éléments pour ruiner leur carrière ?
      Cela expliquerait la chasse aux lanceurs d’alertes, aux journalistes indépendants… et peut-être un jour toute personne (sur Facebook ou Twitter…) qui relierait une information non passée par les médias officiels.
      Ne chercheraient-ils pas plutôt à se préserver eux-mêmes et par là même garder le pouvoir. On le sait, le pouvoir corrompt, des choses ne sont-elles organisées pour démontrer via des coups d’éclats l’efficacité des différents services. On peut le penser, mais rien prouver.
      http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/stups-ou-encore-le-patron-de-la-lutte-antidrogue-accuse-d-etre-au-coeur-du-trafic_1454417
      Il y a tant d’affaires qu’on ne peut prouver, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils protègent les intérêts des grandes firmes. Et quand c’est démontré avec preuve à l’appui, au lieu d’y croire, nous jetons le discrédit sur la personne qui a dénoncé l’affaire. Pourquoi ne sommes-nous pas capables de nous unir au moins une fois, pour dire «non, ça suffit». Tout comme cela ne vaudrait-il pas la peine d’exiger à minima que nos élus soient irréprochables notamment en matière de casier judiciaire ?
    2. La surveillance permet de réduire les possibilités pour les citoyens de s’organiser sans l’Etat et Internet permet de s’organiser, alors ils leur paraient indispensable de surveiller cet accès comme tous les réseaux de communication pour neutraliser les contestations. Une surveillance qui coûte très chère et qui nous maintient dans un système de dettes.
      Cela implique une chasse aux manifestants, aux militants, aux syndicalistes, aux décroissants…
      Et pendant ce temps-là, ceux qui nous surveillent échappent à tout contrôle… Aujourd’hui il semble plus que jamais indispensable d’unir les luttes écologiques et sociales. Agir au-delà des partis, au-delà de la gauche et de la droite. Un rêve peut-être, oui mais un « rêve général ».

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