Il y a quelques mois, le monde s’émouvait des révélations d’Edward Snowden sur la surveillance généralisée par les États-Unis. En Allemagne notamment, Angela Merkel se découvrait surveillée par le renseignement américain et expulsait des responsables du renseignement américain du territoire allemand.
Rebondissement : les services secrets allemands ont surveillé des millions de citoyens pour le compte des États-Unis, sans que les plus hautes instances politiques allemandes soient apparemment au courant.
On peut douter de la véracité de cette ignorance, ou de son bien-fondé. Peut-être ne pas informer les responsables politiques leur offre-t-il ensuite un échappatoire facile : « Je n’en savais rien. » Mais cette hypothèse revient à dire que certaines des actions menées par des entités gouvernementales pourraient nuire à la réputation et à la carrière de ceux qui en sont responsables. Autrement dit, que l’ignorance dans laquelle la chancelière allemande se trouvait soit feinte ou réelle, de bonne ou de mauvaise foi, il y a là un réel problème. Les services de renseignement outrepassent clairement leurs prérogatives, en dehors d’un réel contrôle par les responsables politiques – et, plus grave, par les citoyens.
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