Rendre visibles les risques qui émergent



  • Stress, harcèlement, discrimination…

    Toute cette souffrance mentale n’a pas vraiment de visibilité sociale. Souvent, il faut attendre l’arrêt maladie, voire le suicide pour percevoir une partie du problème. Dans de nombreux cas, ces symptômes sont gérés individuellement, et considérés comme devant être réglés comme tels. Les perceptions font que c’est la personnalité qui est mise en cause, « trop fragile », « pas faite pour ce travail », « pas assez virile » etc.

    Ce processus, quasi accepté de tous, assimilé à une conséquence fatale, ne renvoie qu’à la réparation par la médicalisation, certes nécessaire, mais surtout ferme les portes à toutes recherches possibles sur les causes. Ainsi, l’accepter pour conséquence, c’est accepter la reproduction, la reconduction de cette souffrance sur un(e) autre. C’est se priver de tous les moyens et outils pour empêcher, prévenir, assurer le bien être physique, mental et social de chacun, sur son lieu de travail.

    N’est-ce pas ce que chacun est en droit d’attendre de son travail ?

    Lire la suite … et trouver des modèles de lettres à la fin du document…

    http://www.inra.cgt.fr/actions/hygiene-securite/Souffrances-mentales-2mai07.pdf



  • L’article est intéressant et une piste de recherche devrait se poursuivre afin de déterminer les raisons pour lesquelles contrairement aux hommes, les femmes ne sont pas sujettes à l’effet néfaste du chômage sur leur santé mentale

    Chômage et santé mentale

    Sylvie Blasco et Thibault Brodaty

    Résumé :
    Nous utilisons le panel Santé et itinéraire professionnel pour étudier l’effet causal du chômage sur la santé mentale en France. Plus précisément, nous cherchons à évaluer si l’expérience et la durée de chômage augmentent les troubles mentaux dits courants de type dépression majeure et trouble d’anxiété généralisée. Nous mobilisons l’historique de problèmes de santé depuis l’enfance et mettons en œuvre une méthode à variable instrumentale afin de tenir compte des problèmes d’hétérogénéité inobservée et d’endogénéité du chômage. Nos résultats indiquent que l’expérience du chômage a un effet sur les hommes alors que ce n’est pas le cas pour les femmes. Nous montrons également que l’effet se concentre sur les hommes en deuxième partie de carrière. Ces résultats sont robustes à nos différentes mesures de santé mentale. Du point de vue des politiques publiques, cette étude montre qu’un accompagnement psychologique ciblé et efficace des chômeurs permettrait de prévenir la survenue de troubles mentaux.

    Économie et Statistique
    juillet 2016 - n°486-487

    Pour accéder à cet étude à télécharger en pdf :

    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ECO486B


Se connecter pour répondre